La commune d’Ixelles se mobilise en faveur de QpH
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Vous trouverez ci-dessous l’article paru dans le mensuel d’information communal (mai 2010), [...]

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Vous trouverez ci-dessous l’article paru dans le mensuel d’information communal (mai 2010), [...]
A l’occasion de sa mission à Port-au-Prince, Quartiers pour Haïti avait organisé une session de présentation des projets reçus en conception d’habitat durable, principalement à destination des architectes haïtiens.
L’agence de presse en ligne haïtienne Alterpresse était présente. Nous vous invitons à lire l’article ici : www.alterpresse.org
3 membres de Quartiers pour Haïti sont arrivés à Port-au-Prince le 2 avril 2010 et jusqu’au 10 avril 2010. Leur mission a les objectifs suivants :
- Contextualiser les projets d’habitat durable reçus suite à l’appel à projets et présenter ces projets aux professionnels haïtiens ;
- Assister les ONG travaillant depuis 2007 à Martissant dans la mise en oeuvre d’un projet urbain et de la création d’un schéma d’aménagement ;
- Développer des projets de coopération, en particulier avec la ville de Charleroi ;
- Participer au lancement d’un projet sur la conservation du patrimoine des maisons « Gingerbread » à Port-au-Prince
De nombreuses réunions et visites ont déjà été réalisées par l’équipe à Port-au-Prince. Quartiers pour Haïti vous transmettra les résultats préalables de cette première mission, destinée à fonder les bases d’un travail de longue durée.
Quartiers pour Haïti vous invite à la présentation des projets d’habitat reçus suite à l’appel à projet lancé fin janvier 2010 pour des logements durables et adaptés aux menaces sismiques et au climat.
En partenariat avec FOKAL, la fondation CUSM et la société des architectes et urbanistes, Quartiers pour Haïti présentera les projets recueillis, avec Mati Paryski, architecte-ingénieur et urbaniste, et Pascal Simoens, architecte et urbaniste.
La présentation se déroulera à FOKAL, 143 avenue Christophe, Port-au-Prince, dans la salle polyvalente le mardi 6 avril à 4h pm.
Le plan d’évaluation des besoins post-désastre (PDNA : Post Disaster Needs Assesment) réalisé par les organisations internationales et le gouvernement haïtien est disponible sur le site de Radio-Canada.
Les principales critiques portées à l’encontre du document sont son absence de transversalité et le manque de consultation, en particulier de la société civile, dans le processus.
Vous pouvez lire le document ici : Radio Canada
La P.I.R.A.C (Plateforme d’intervention régionale des Amériques Caraïbes) est un projet qui a été développé dans le cadre du programme « Espace-Caraïbes » INTERREG IIIb de la Commission Européenne, pour la période de financements 2000-2006.
Porté par la Région Guadeloupe en partenariat avec les régions Guyane, Martinique et la Croix Rouge haïtienne ce projet a notamment permis de doter les régions d’Outre mer et Haïti d’unités d’interventions de secours rapides en cas de catastrophes naturelles.
Il a également été l’occasion, en partenariat avec la Croix-Rouge française, de créer un catalogue virtuel recensant les outils de préparation aux risques naturels créés par différentes structures caribéennes et internationales ces dix dernières années.
« Que ces organisations interviennent à une échelle locale ou régionale, qu’elles soient organisations étatiques ou associatives, qu’elles soient anglophones, hispanophones, francophones ou créoles, l’objectif du présent catalogue est le même : partager notre culture du risque dans la Caraïbe. »
Tous ces outils (du document de réflexion au manuel créole en images) sont accessibles et téléchargeables à l’adresse suivante :
Sur le site de la plateforme pour la refondation d’Haïti, vous trouverez les informations relatives au plan stratégique national de développement, les évaluations post-désastre, mais aussi les implications financières par bailleurs.
Le résumé exécutif du PDNA est également disponible sur le site.
Le site est en français et en anglais.
Adresse du site internet : http://www.synisys.com/pirh/index.jsp?sid=1&id=1&pid=1
L’Alliance pour la gestion des risques et la continuité des activités (AGERCA), qui émane de la société civile, a organisé le mercredi 17 mars une rencontre afin d’évaluer les causes de l’ampleur du désastre suite au tremblement de terre du 12 janvier et d’envisager les possibilités de créer de meilleures pratiques dans la construction à l’avenir. Beaucoup d’architectes et d’ingénieurs étaient présents lors de cette rencontre qui s’est déroulée au Karibe Convention Center en présence de Kit Miyamoto, de “Miyamoto International”, une firme américaine d’ingénieurs experts en évaluation des bâtiments actuellement à pied d’oeuvre en Haïti. Miyamoto International est intervenue dans différents pays après des tremblements de terre, comme en Chine en 2008 ou en Italie en 2009.
Kit Miyamoto, principal orateur de cette rencontre, avait démontré son intérêt pour travailler en Haïti après l’effondrement de l’école de Nerette. Il avait d’ailleurs participé en décembre à une rencontre sur la gestion des risques et le renforcement des bâtiments en Haïti en décembre 2009, restée sans véritable suite…
Gérard Laborde, le président de l’Agerca, a rappelé en ouverture de la rencontre le partage des responsabilités face à l’ampleur du désastre, réparties entre le manque de réaction des autorités étatiques, l’instabilité politique du pays, la démission de la société civile et l’ignorance de la population. Il a regretté le fait que la reconstruction des maisons soit malheureusement en route sans contrôle ni évaluation et que les débris soient déposés n’importe où, entrainant de nombreux risques pour l’avenir, particulièrement d’innondations.
Etendre l’évaluation
Jacques Gabriel, le Ministre des travaux publics et des télécommunications (MTPTC), a expliqué qu’un bureau d’évaluation technique des bâtiments a été mis en place au sein du Ministère des travaux publics et des télécommunications avec lequel collabore Miyamoto. Un état des lieux des dommages est actuellement en cours de réalisation. Avec l’appui de l’UNOPS (service d’appui technique et administratif des Nations unies) et des financements de la Banque Mondiale, Miyamoto a été contracté afin d’évaluer 100.000 batiments à Port-au-Prince pour le MTPTC.
200 ingénieurs nationaux ont été sélectionnés et formés au sein du ministère avec la firme Miyamoto et l’UNOPS. Répartis en 10 divisions, ils évaluent 1500 batiments par jour. En 57 jours, ils sont ainsi proches d’atteindre leur objectif d’évaluation de 100.000 bâtiments dans la zone métropolitaine. Miyamoto a salué le courage des ingénieurs haïtiens et la qualité de leur travail tout en soulignant l’absence de formation parasismique préalable de ces derniers.
Parmi les bâtiments que la firme Myamoto a expertisé jusqu’à présent, 40 % sont en bon état et nécéssitent parfois des réparations d’ordre superficiel. Ces bâtiments sont alors “tagué” d’un insigne vert du MTPTC. 40 autres pourcent des structures évaluées ne doivent pas être démolies mais nécéssitent des réparations plus ou moins importantes d’ordre structurel afin de pouvoir à nouveau héberger des personnes sans risques. Ils sont tagués d’un sigle orange. Enfin, les bâtiments qui doivent être démolis sont tagués d’un sigle rouge. Les coordonnées géographiques de ces bâtiments sont enregistrées via un système GPS, ce qui permettra par la suite d’établir des statistiques utiles à l’avenir.
Le MTPTC travaille en coordination avec la Joint task Force (la force américaine) et l’Organisation internationale des migrations (OIM) dans l’identification des zones prioritaires à évaluer, parce qu’elles sont les plus vulnérables aux risques ou parce que leurs habitants se trouvent dans des situations très vulnérables dans des camps alors qu’ils pourraient réintégrer leurs quartiers.
Pour Miyamoto, il existe de trop nombreuses structures dangereuses qui sont malheureusement occupés. Aussi, de nombreuses maisons qui sont en bon état sont mises en danger par d’autres qui risquent de s’écrouler aux alentours. Cependant, beaucoup de bâtiments sont en bon état sans que leurs propriétaires ou locataires ne dorment à l’intérieur, parce qu’ils ont peur ou parce que la structure n’a pas été évaluée officiellement. Il est donc impératif qu’une évaluation officielle des bâtiments soit disponible au plus vite dans une plus large mesure. L’UNOPS est actuellement à la recherche de fonds pour continuer ce travail essentiel. De plus, les ingénieurs recrutés par le MTPTC n’ont pas encore été formés en démolition et déblaiement des décombres. Or, certaines démolitions peuvent s’avérer dangereuses si elles ne sont pas réalisées selon certaines normes et avec une réelle expertise.
Un autre problème se pose actuellement par rapport à la coordination de ce travail d’évaluation des bâtiments, car des organisations réalisent cette tâche sans avoir intégré le système officiel développé au sein du MTPTC. Cet état de fait est dangereux car cela peut entrainer une certaine confusion, explique Miyamoto. Les évaluations peuvent diverger d’une firme à l’autre et les “tags” de couleurs utilisés pour signifier l’état des batiments être semblables sans pour autant signifier la même chose. De plus, si certaines organisations disposent de bons ingénieurs, ce n’est hélas pas le cas de toutes.
Améliorer les pratiques et les contrôler
Miyamoto a rappelé les raisons de l’ampleur du désastre : la mauvaise qualité des matériels et de la construction, l’absence de codes de constructions, de permis de construire, de contrôle de qualité, de gestion des risques et d’ingénierie spécialisée en construction parasismique; et insisté sur la nécessité de régler tous ces problèmes si l’on ne veut pas qu’un jour la catastrophe du 12 janvier 2010 vienne à se reproduire.
Il a expliqué l’importance d’investir afin de reconstruire ou de consolider des constructions essentielles comme les batiments des autorités, les structures à même de gérer les urgences, les écoles, les hôpitaux, etc afin qu’elles ne soient pas détruites par un tremblement de terre, mais surtout qu’elles puissent rester fonctionnelles si cela arrivait.
Deux mille écoles ont été détruites par le tremblement de terre du 12 janvier. L’expert en évaluation de bâtiments a cependant relevé le fait que partout dans le monde, les écoles sont très souvent les structures les plus vulnérables face à un tremblement de terre, dû à la composition spécifique que requièrent les salles de classes (particulièrement les grandes baies pour laisser entrer la lumière). Il faut réflechir à consolider et construire les écoles en conséquence, mais selon Miyamoto, c’est une situation tout-à-fait gérable. Les bâtiments historiques sont particulièrement vulnérables et dangereux, mais ils peuvent être réparés et leur valeur patrimoniale devrait primer face aux coûts de réparations, qui peuvent s’avérer élevés.
Pour Miyamoto, il n’est pas nécéssaire de changer radicalement la façon de construire en Haïti, mais l’améliorer. Il faut former les ingénieurs et architectes haïtiens à démolir des maisons, à en réparer et en construire selon des normes parasismiques.
Il a précisé qu’il est tout-à-fait envisageable de construire des maisons en béton qui résistent à des tremblements de terre et qui ont l’avantage de protéger leurs habitants des risques liés à la saison cyclonique mieux que des maisons en bois ne peuvent le faire.
La firme évalue également les zones de liquefaction des sols et de risques de glissements de terrain. Pour Miyamoto, ces risques sont gérables, et des exemples comme la Californie, le Japon ou la Turquie en sont des exemples.
Le ministre des travaux publics et des télécommunications a expliqué à l’assemblée présente lors de cette rencontre avoir commandé la réalisation d’une carte de micro-zonage sismique, afin d’avoir une photographie multi-risque de la zone métropolitaine et savoir quels terrains conviennent à la construction et quels autres ne conviennent pas. Il faudra dès lors se doter des outils à même de faire respecter les résultats de cette étude mais également de contrôler la qualité des constructions et des réparations à venir.
Pour FOKAL, Maude Malengrez
Au delà des aspects techniques et architecturaux, les expériences passées ne cessent de rappeler à quel point les méthodologies de mise en œuvre des projets conditionnent la réussite du « relèvement » et la rapidité avec laquelle il s’effectue ; en témoignent par exemple les interventions post-tsunami, devenues une grande source d’information en la matière.
En capitalisant ces expériences, malgré des contextes très différents, les nombreuses évaluations, erreurs, « lessons learnt » et autres guides ou manuels ont considérablement servi à alimenter et enrichir les réflexions méthodologiques, en cherchant notamment à favoriser une plus grande pertinence et une meilleure pérennisation de l’aide à apporter dans ces situations particulières.
En voici quelques exemples [...]
La Croix Rouge française a capitalisé son importante expérience de la reconstruction d’habitats d’urgence dans un CD.
Vous trouverez dans celui-ci une multitude d’informations, notamment sur la méthodologie d’intervention :
Par exemple sur le plan technique, vous trouverez dans :
-> Documentation technique -> Techniques -> Contrôles sur les bétons et sur les ouvrages
Le CdRom a gracieusement été mis à disposition de tous par la Croix Rouge. Il est consultable à l’adresse suivante:
http://www.pseau.org/outils/ouvrages/parasismique/croix-rouge-fr-construction-et-rehabilitation/