Contexte de développement
Port-au-Prince est aujourd’hui une ville en grande partie détruite, comme Léogane, Jacmel, Cabaret… Avant le séisme du 12 janvier 2010, la capitale haïtienne était déjà dans une situation difficile. Les trois décennies de dictature des Duvalier puis l’instabilité politique de ces vingt dernières années ont fortement affaibli les services publics. Dans beaucoup de quartiers, l’eau, l’électricité, la voirie, les communications, l’assainissement étaient absents ou en mauvais état.
Parallèlement à la forte croissance démographique, la grande pauvreté dans les campagnes a poussé des centaines de milliers d’Haïtiens à venir habiter dans les villes au fil des ans. La plupart ont construit leurs maisons dans des quartiers précaires, sur des sites dangereux en cas de fortes pluies ou de tremblement de terre. Ainsi Port-au-Prince comptait de nombreux quartiers défavorisés comme Martissant (300 000 habitants) ou Cité Soleil (300 000 habitants), à flanc de montagne ou en bord de mer.
Les institutions publiques étaient déjà très faibles et les services d’urbanisme inexistants ou impuissants, faute de ressources humaines, de volonté politique et de finances. Même les quartiers plus anciens – comme le centre ville – ou plus favorisés ne bénéficiaient pas toujours des services urbains les plus indispensables.
Suite au tremblement de terre, d’immenses défis se posent aujourd’hui pour les villes haïtiennes et Port-au-Prince dont :
- Plus de 2,5 millions d’habitants dans la capitale
- 40% des habitations détruites et 50% inhabitables
- Le début de la saison des pluies dès mars
- Les risques de nouveaux séismes
- L’absence de matériaux et le peu de ressources humaines qualifiées.
Quartiers pour Haïti se propose de participer activement à l’élaboration de solutions rapides et adaptées au terrain, en coordination avec l’ensemble des participants de la reconstruction d’Haïti.
